Un air de déjà-vu à l’AIE
Alors que débutait la COP20, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) examinait les politiques énergétiques de l’UE pour 2014. L’AIE a manifestement eu du mal à exprimer un point de vue cohérent. Il est évident que l’AIE a un intérêt historique à s’assurer que l’approvisionnement en énergie provienne d’énergies fossiles et du nucléaire. Mais en même temps, elle identifie correctement de nombreux éléments qui appuient une transformation de l’UE vers les énergies propres.
L’AIE a la réputation de préconiser des politiques plus rigoureuses en matière d’efficacité énergétique. Il n’est donc pas surprenant que dans son dernier rapport elle plaide fermement pour un objectif d’efficacité énergétique plus ambitieux dans le cadre du paquet énergie climat de 2030. Elle est plus ambigüe sur le potentiel des énergies renouvelables: elle identifie les problèmes de mise en œuvre susceptibles d’être causés par l’élimination des objectifs contraignants au niveau national. Mais elle propose peu de solutions, préférant mettre l’accent sur la suppression des subventions de « distorsion du marché ».
Comme il sied à son rôle historique, l’AIE affirme que l’UE doit développer les énergies fossiles non conventionnelles, l’utilisation du charbon et l’accès aux importations d’énergies fossiles afin d’assurer sa sécurité énergétique. Cela ressemble plus à un réflexe naturel qu’à une décision fondée sur l’évaluation des implications pour notre budget carbone limité; les actifs qui deviendraient inutilisables en cas de décarbonisation de l’UE, ou le maintien du pouvoir d’influence du lobby de l’industrie fossile.
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