Archive du mois : novembre 2012

Sécurité alimentaire au Maghreb : les oasis, une solution face aux changements climatiques

Actuellement le Maghreb, vit une période charnière. Avec un secteur agricole handicapé par de fortes inégalités et un climat aride, les Etats ont de plus en plus de difficultés à couvrir les besoins de leurs populations. La sous-alimentation croît d’années en années , poussant les pays à augmenter leurs importations et ainsi s’endetter d’avantage et accentuer leur vulnérabilité face à la volatilité des prix. De plus, les prévisions sur le changement climatique annoncent de lourdes conséquences aussi bien pour la dégradation des ressources naturelles que pour la productivité agricole. Et ce n’est pas la seule difficulté que devra affronter cette région. En effet, le contexte sociodémographique va également évoluer et obliger l’agriculture maghrébine à s’adapter à ces mutations.

C’est dans ce contexte alarmant de la sécurité alimentaire au Maghreb, qu’apparaît la nécessité de se tourner vers d’autres modèles d’agriculture. Dans un Maghreb de plus en plus aride (plus de 75% du territoire ), les oasis apparaissent comme étant un système d’agriculture résiliente et durable qui pourrait devenir un atout dans les années à venir pour la sécurité alimentaire en s’adaptant parfaitement aux contraintes spécifiques actuelles et futures de la région.

Les atouts des oasis pour la sécurité alimentaire du Maghreb :
– Des exploitations familiales (majoritaire dans les oasis) : modèle mis en avant par les organisations internationales dans leurs actions pour le développement rural et la lutte contre la pauvreté.
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ADP SVP

Une seule année peut-elle faire la différence ?
2012 a été consacrée à raccrocher les wagons du paquet de Durban, qui, à la fin de Doha devrait former un bel ensemble conprenant un amendement au Protocole de Kyoto, la clôture du LCA et deux plans de travail sous la Plateforme de Durban (l’ADP) (et ECO ne voit aucun inconvénient à ce que des pays rajoutent de l’ambition à ce cocktail !). Aujourd’hui, la table ronde sous l’ADP va commencer à donner corps au programme de travail vers un protocole en 2015 et à ce qu’il devrait couvrir. ECO partage ici ses quelques réflexions préliminaires.
Tout d’abord, que faudrait-il faire à propos des questions non achevées sous le LCA ?
Beaucoup d’entre elles sont pertinentes pour la discussion sur l’accord en 2015. Prenons l’équité, par exemple : ECO est ravi de voir que le texte du président du LCA propose notamment un programme de travail sur l’accès équitable au développement durable, car cela fournit une bonne plate-forme pour les discussions sur les principes et les indicateurs de l’équité, un élément clé pour que l’ADP débouche sur un succès en 2015. Nous avons eu un atelier productif sur le sujet, mais il y a beaucoup à dire sur ce qu’est l’accès équitable au développement.
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Eclater la bulle d’air chaud à Doha ?

Les permis d’émissions non utilisés qui découleront de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto pourraient atteindre 13 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Cette vague d’air chaud grossit et pourrait déferler sur la deuxième période du Protocole, menaçant sa viabilité, ainsi que celle de tout accord mondial sur le climat qui serait conclu dans le futur.

ECO tient à rappeler aux délégués présents à Doha que le problème de l’air chaud est le résultat d’objectifs très faibles des pays pendant la première période. Ces objectifs se situent bien au-delà de ce que les pays avaient projetté d’émettre. La Pologne, par exemple, s’est engagée à réduire ses émissions de 6% par rapport à 1988. Cela, en dépit du fait qu’en 1997, lorsque les objectifs de Kyoto ont été fixés, les émissions de la Pologne étaient déjà environ 20% en-dessous des niveaux de 1988 ! ECO met en garde les délégués :
il ne faut ne pas croire les fausses déclarations de ceux qui prétendent que l’air chaud est le résultat d’une action climatique. Ce n’est pas vrai – et l’effondrement économique des années 90 ne peut pas conduire à hériter des droits suplémentaire vis-à-vis le processus de lutte contre le changement climatique.
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REDD+ At Bali+5

Five years after Parties endorsed the Bali Roadmap, we are far down the road on several REDD+ issues, but all over the map on others.

It’s now time for SBSTA to complete recommendations on Monitoring and MRV and to move forward on safeguards, reference levels and drivers of deforestation.

Though tracking emissions, removals and changes in carbon stocks are necessary, counting carbon tonnes alone is not sufficient for successful Monitoring and MRV. To ensure REDD delivers benefits for the climate, forests and peoples, Monitoring and MRV must contribute to the sustainability and permanence of pollution reductions. To contribute to this, Parties should build further consensus on the technical review of reference levels, on comparability and consistency of units of measurement in pilot testing and implementation, and on information systems for safeguards.

SBSTA’s decisions must also be applied consistently throughout REDD+ readiness activities, pilot programs and implementation with results-based incentives. Further, REDD+ policies will not significantly reduce deforestation and forest degradation unless they also minimize the internationally-driven, demand-side drivers on the world’s forests.

Compared to other mitigation strategies with long lead times, REDD+ activities make unique contributions to enhanced mitigation action, as well as deliver non-carbon benefits, before 2020 and after 2020.
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Quel est le problème avec la Pologne ?

Le gouvernement polonais vit dans le passé. A cause de ce passé, il croit que la Pologne devrait être traitée comme un cas particulier pour toujours. C’est oublier que beaucoup de choses ont changé dans le pays depuis les années 1990.
Désormais, la Pologne est un pays développé. Mais au lieu de renforcer ses politiques climatiques pour accroître la compétitivité nationale, le gouvernement polonais bloque toute action sur le changement climatique et menace l’avenir du pays.

Jusqu’à présent, la Pologne a fait tout ce qui était en son pouvoir pour paraître comme le «mauvais élève» de l’UE. La Pologne s’est opposée par trois fois à une action climatique plus ambitieuse de l’UE d’ici 2020 et au-delà. ECO comprend que la Pologne veut être considérée comme un pays fort de l’Union. Mais au niveau national, les autorités polonaises n’ont pas appliqué d’importantes législations européennes (par exemple sur les énergies renouvelables).

En outre, elles envisagent de construire de nouvelles centrales au charbon et des centrales nucléaires, d’ouvrir de nouvelles mines de lignite, et d’extraire du gaz de schiste. Ceci à un moment où la plupart des pays européens sont en transition vers une économie bas-carbone basée sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
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Pays arabes, c’est l’heure d’affirmer votre leadership

Pour la première fois dans l’histoire des négociations CCNUCC, une COP se tient dans un pays du Moyen-Orient. Le Qatar, qui appartient à cette riche région du Golfe persique, héberge la 18ème Conférence des Parties. Il y a beaucoup d’enjeux dans ces 2 semaines et le monde entier espère que la Présidence et les Parties contribueront à trouver un accord fructueux et équilibré pour l’action climatique pré et post 2020. Les pays arabes, et le Qatar en particulier, seront dans cette COP particulièrement sous les feux des projecteurs.
Cette dernière a non seulement fait émerger les questions climatiques dans la péninsule arabique, très sensible aux conséquences du changement climatique, mais a aussi stimulé le Mouvement des jeunes arabes pour le Climat (AYCM). Ce mouvement, que ECO a souvent rencontré dans les allées de la COP, interpelle leurs dirigeants ainsi : «Pays arabes, soyons leaders sur les négociations climatiques !».
Le Moyen-Orient subit les conséquences du changement climatiques avec davantage de sécheresses, des précipitations diminuées et des inondations. Ils n’ont pourtant jusqu’à présent pas engagé de changement majeur de leur politique énergétique et n’ont jamais manifesté d’intention de s’impliquer dans les négociations internationales. Le printemps arabe a mis en place des conditions favorables sur le plan social et pour l’implication de la jeunesse dans les affaires publiques.
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L’Australie veut enfin perdre du CO2

Tout le monde sait qu’ECO n’aime pas se montrer désobligeant vis-à-vis des Parties.
Tous conviennent, néanmoins, que l’Australie affiche sur la balance, un certain embonpoint et qu’elle doit perdre son excès de poids carbonique. Raison pour laquelle ECO s’est réjouit en entendant, il y a quelques semaines de cela, que l’Australie s’engageait à soutenir le protocole de Kyoto 2, adhérant de facto au club des Parties au régime.
Mais, chère Australie, qu’est-il arrivé à ton objectif climatique ? 99,5% de réduction des émissions de CO2 ? C’est tellement minime qu’il suffit d’arrondir un peu les angles, et hop, le tour est joué. Ne sais-tu pas que l’excès de poids en carbone est mauvais pour ta santé ? Le docteur Pnue a pourtant dit que tu dois faire fondre tes émissions de 25 à 40%. Et ton grand économiste Ross Garnaut te rappelle que le plus vite tu commenceras ta diète, le plus facile ce sera.
Serait-il possible que ton addiction aux combustibles fossiles inhibe ta volonté ?
ECO sait bien que tu en as à revendre. Mais tu disposes aussi de formidables gisements d’énergies propres qui peuvent faciliter ton sevrage.
Dès lors, que faisons-nous ? Primo, la colonne 6 indique ton objectif raisonnable de perte de poids en carbone.
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Fossile du Jour


La première place est attribuée à la Turquie. Bien que la Turquie soit le quatrième investisseur mondial dans le charbon, bien qu’elle détienne la plus forte augmentation relative des émissions annuelles de GES entre 1990-2010, bien qu’Ankara ait déclaré 2012 « l’année du charbon », la Turquie demande plus de fonds dans les négociations sur le climat, et cela alors qu’Ankara n’a proposé aucun QUELROs pour la première période d’engagement. Pour rendre les choses encore plus fossilisées, la Turquie a déjà déclaré qu’elle ne prendrait pas d’engagement pour la deuxième période du Protocole de Kyoto. Cependant, ils restent invisibles pendant les négociations, afin de ne pas attirer trop l’attention. Turquie, l’heure est venue de monter sur la scène fossile !

La deuxième place du Fossile du Jour revient à l’Europe pour avoir déjà à atteint son engagement de réduction de 20% d’ici 2020 et avoir jusqu’à maintenant choisi de ne pas le renforcer alors qu’il reste encore quasiment 10 ans.
L’UE a-t-elle vraiment l’intention de ne réaliser AUCUNE nouvelle réduction de ses émissions pour les dix prochaines années ? UE – entre nous – vous devriez augmenter rapidement votre engagement ou les nuages vont apparaître et il va commencer à pleuvoir des fossiles sur votre table de négociation.
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