Archive du mois : novembre 2012

Adaptation Committee: Kick­ off To Adaptation Leadership?

The Adaptation Committee has worked hard to prepare its ambitious three-year work plan, with only one meeting held in 2012. In order to be able to perform this necessary leadership role, ECO urges in particular developed country Parties to provide the necessary means for the work of the Adaptation Committee. ECO welcomes that the Adaptation Committee plans to address the importance of understanding adaptation best practices and needs of local and indigenous communities. But there is one piece missing in the overall picture: The COP should recognise the value that the Adaptation Committee work may have for the ADP negotiations towards a 2015 legally-binding instrument. It can substantially inform the work of the ADP, so that the future agreement can help scale-up adaptation based on the needs identified. ECO knows that civil society is willing to contribute to the Adaptation Committee’s work, and encourages committee members to facilitate these inputs. A gap in the rules of procedure should be closed, namely webcasting meetings where possible. The Adaptation Fund is a good precedent in this regard. Last but not least, ECO is pressing the Adaptation Committee to act in a proactive manner by holding events, workshops, etc. on specific adaptation needs and responses.

Des signes…?

Dans le bus qui mène au Qatar National Convention Centre, ECO a eu le temps d’adminrer les publicités locales pour la COP18, et surtout celle qui semble promouvoir l’exact opposé du fameux messages sur le 2°C. Coquille ? Subtil message sur le futur de la planète ? Quelque chose de plus sinistre ? A vous de voir.

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Photo Credit: Ian McGregor

Mettre un frein à la course à l’accaparement des terres qui affame à tout bout de champs

En parlant de climat, Doha parle également de développement. Parmi les phénomènes liés aux changements climatiques, on constate que le phénomène d’accaparement des terres s’est accéléré à la fin des années 2000 et touche essentiellement l’Afrique (62 % des transactions).

Les chiffres sont alarmants : Oxfam indique un accroissement des investissements étrangers dans des pays en développement de 200% entre mi-2008 et 2009; la Banque Mondiale estime les acquisitions effectuées en 2009 à 45 millions d’hectares, soit dix fois plus qu’en 2008; la FAO révèle qu’au cours des cinq dernières années, 50 à 80 millions d’hectares de terres agricoles dans les pays en développement ont fait l’objet d’achat ou de location. Ce qui inquiète le plus est ce à quoi les terres sont destinées: monocultures intensives et sécurité alimentaire du pays de l’investisseur.

L’enjeu est d’arriver à définir une meilleure gouvernance foncière qui pourrait empêcher les accaparements de terres, protéger les droits des communautés rurales contre toutes les formes d’accaparement foncier et in fine, contribuer à la sécurité et la souveraineté alimentaire des populations locales.

Les négociateurs et Ministres réunis à Doha doivent négocier des politiques climatiques qui permettent d’endiguer ce phénomène. Nous attendons des pays développés qu’ils développent des politiques agricoles qui luttent contre l’accaparement des terres au lieu d’y contribuer.
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Financements climat : Il en faut plus ! Pas moins !

Chers négociateurs fraîchement débarqués, préparez vous au bruit strident de la sonnette d’alarme que ne manqueront pas de tirer les pays les plus vulnérables au changement climatique quand ils poseront la question qui fait mal : que se passe-t-il après la fin des financements précoces fin 2012 ?
Et que fait-on maintenant qu’il n’y a plus de doute que les financements précoces auraient du s’appeler « farce-start » au lieu de « fast-start »? Pour ceux qui en doutent encore, ECO a additionné les chiffres et estime que seulement 33% des financements étaient « nouveaux » par rapport aux engagements pris avant Copenhague et que seulement 24% de l’argent était additionnel aux promesses d’aide existantes. Par dessus le marché, seulement 1/5 des financements ont financé l’adaptation, et moins de la moitié étaient du don. Il nous semble que les élus et négociateurs des pays développés doivent ressortir leurs manuels scolaires pour réviser l’équation « nouveau, additionnel, prévisible, adéquat et équilibre entra adaptation/atténuation pour faire face aux besoins croissants des pays ».

Et pour ceux qui ont besoin de visualiser les « besoins croissants », ECO vous invite à compter le nombre sans précédent de désastres liés aux impacts du changement climatique en 2012 qui – additionnés au niveau de la mer qui monte et qui salinise les systèmes d’eau douce et les terres agricoles – alourdit un peu plus chaque jour la facture de la pollution.
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Obama : Le changement, c’est maintenant ?

Dans le discours qu’il a adressé après avoir été réélu pour un second mandat, le Président Obama a de nouveau soulevé l’espoir des nombreuses personnes dans du monde qui s’inquiètent du changement climatique quand il a annoncé “Nous voulons que nos enfants vivent dans une Amérique qui ne soit pas plombée par la dette, qui ne soit pas affaiblie par l’inégalité, qui ne soit pas menacée par le puissance destructrice d’une planète qui se réchauffe”. Cet espoir a continué de vibrer quelques jours plus tard lorsqu’à l’occasion d’une conférence de presse, en répondant à une question des médias sur le climat, il a dit qu’il réfléchissait à initier “une discussion nationale…” afin de voir “comment nous pouvions déterminer un agenda qui permette de recueillir un soutien des deux camps afin de faire avancer cette question… et… d’être un leader international” sur le changement climatique. Le Président Obama a semblé comprendre que le changement climatique est une question persistante, à laquelle n’a pas été apportée de réponse adéquate durant son premier mandat.
La question devient alors : et maintenant ?
Durant son second mandat, le Président Obama fera-t-il preuve d’une action ambitieuse pour réduire la menace que le changement climatique fait peser sur les États-Unis et le monde, en opérant la transition de l’économie américaine vers le zéro-carbone, et fera-t-il de la question une pièce maîtresse de la politique extérieure américaine ?
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Fossile du Jour

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Le première place du Fossile du jour est décernée aux USA, Canada, Russie, Japon et Nouvelle-Zélande pour leur refus de s’engager dans un cadre multilatéral juridiquement contraignant. Pour les Etats-Unis – sérieusement, surmontez votre
« exception  américaine » et acceptez les règles communes de comptages déjà décidées. Canada, il nous est très difficile de trouver des mots diplomatiquement corrects dans ce Fossile du jour pour décrire votre attitude, mais reprenons-nous – se retirer du Protocole de Kyoto est totalement inacceptable et votre objectif est une insulte aux plus vulnérables. En ce qui concerne le Japon, la Russie et la Nouvelle-Zélande – vous avez encore une chance de soutenir des règles juridiquement contraignantes et de vous engager sur des objectifs ambitieux pour la deuxième période d’engagement (ce qui signifie pas de report de l’air chaud, Russie). Nous cherchons à avoir de vos nouvelles d’ici la fin de la semaine, parce que franchement, voulez-vous être cantoné à ce groupe à faible ambition ?

La seconde place du Fossile revient à la Nouvelle-Zélande. Contrairement à son voisin de l’Ouest, la Nouvelle-Zélande a décidé de ne pas se fixer d’objectif contraignant pour la deuxième période d’engagement, en invoquant des prétextes fallacieux alors que la réalité est toute simple : ce pays fait preuve d’une grande irresponsabilité.
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Right to Appeal Is Not a Game Of Two Halves

Here in Doha, Parties will decide on an appeals procedure that would consider decisions made by the CDM Executive Board. It is crucial that civil society representatives are eligible to launch an appeal. But wait, ECO heard that some Parties would like to grant the right to appeal to one side (investors) only? Dear delegates, this is not a game of two halves but two sides of the same coin. Indeed, we would like to remind you that any appeals procedure must serve the interests of all affected stakeholders.

Granting the right to appeal to investors only prioritises corporate profit over the public interest, especially given the wider impacts that flawed CDM projects can have on global climate change and sustainable development.

ECO urges delegates to take this opportunity to adopt a fair and balanced means to provide a public check during the CDM project approval process, and promote transparency, accountability and integrity in the decision­making process. Take this critical opportunity to introduce much needed quality control in the CDM decision­making process and adopt a robust appeals procedure!

Climat et sécurité alimentaire : attention aux fausses solutions !

Garantir le droit à l’alimentation dans un monde de contraintes climatiques ? Face à ce défi, le lancement d’un nouveau programme de travail sur l’agriculture, en débat depuis Durban, pourrait ouvrir la porte à plusieurs
« fausses solutions » :

→ La « climate-smart agriculture » : ce concept, qui mise prioritairement sur l’augmentation « durable » des rendements, néglige l’impact différencié des agricultures industrielles et familiales sur la sécurité alimentaire locale et l’environnement. Or il est crucial de rappeler que «les systèmes de production diversifiés, à petite échelle, des pays en développement offrent les meilleures perspectives d’amélioration des moyens de subsistance » ; Alors que l’agriculture industrielle à grande échelle, avec un fort apport d’intrants externes, génère d’importants niveaux d’émissions de GES.

→ L’intégration de l’agriculture aux marchés carbone, portée par certains comme solution pour garantir l’atténuation de l’agriculture tout en mobilisant des ressources financières pour l’adaptation, est discutable tout d’abord d’un point de vue environnemental. En effet, il est très difficile de mesurer le carbone contenu dans les sols agricoles, et il est impossible de garantir que le carbone y soit stocké durablement. De plus, les grandes exploitations agricoles seront les plus susceptibles d’attirer les investissements du fait de la complexité et des coûts de développement des projets de compensation carbone.
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