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REDD+ At Bali+5

Five years after Parties endorsed the Bali Roadmap, we are far down the road on several REDD+ issues, but all over the map on others.

It’s now time for SBSTA to complete recommendations on Monitoring and MRV and to move forward on safeguards, reference levels and drivers of deforestation.

Though tracking emissions, removals and changes in carbon stocks are necessary, counting carbon tonnes alone is not sufficient for successful Monitoring and MRV. To ensure REDD delivers benefits for the climate, forests and peoples, Monitoring and MRV must contribute to the sustainability and permanence of pollution reductions. To contribute to this, Parties should build further consensus on the technical review of reference levels, on comparability and consistency of units of measurement in pilot testing and implementation, and on information systems for safeguards.

SBSTA’s decisions must also be applied consistently throughout REDD+ readiness activities, pilot programs and implementation with results-based incentives. Further, REDD+ policies will not significantly reduce deforestation and forest degradation unless they also minimize the internationally-driven, demand-side drivers on the world’s forests.

Compared to other mitigation strategies with long lead times, REDD+ activities make unique contributions to enhanced mitigation action, as well as deliver non-carbon benefits, before 2020 and after 2020.
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Quel est le problème avec la Pologne ?

Le gouvernement polonais vit dans le passé. A cause de ce passé, il croit que la Pologne devrait être traitée comme un cas particulier pour toujours. C’est oublier que beaucoup de choses ont changé dans le pays depuis les années 1990.
Désormais, la Pologne est un pays développé. Mais au lieu de renforcer ses politiques climatiques pour accroître la compétitivité nationale, le gouvernement polonais bloque toute action sur le changement climatique et menace l’avenir du pays.

Jusqu’à présent, la Pologne a fait tout ce qui était en son pouvoir pour paraître comme le «mauvais élève» de l’UE. La Pologne s’est opposée par trois fois à une action climatique plus ambitieuse de l’UE d’ici 2020 et au-delà. ECO comprend que la Pologne veut être considérée comme un pays fort de l’Union. Mais au niveau national, les autorités polonaises n’ont pas appliqué d’importantes législations européennes (par exemple sur les énergies renouvelables).

En outre, elles envisagent de construire de nouvelles centrales au charbon et des centrales nucléaires, d’ouvrir de nouvelles mines de lignite, et d’extraire du gaz de schiste. Ceci à un moment où la plupart des pays européens sont en transition vers une économie bas-carbone basée sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
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Pays arabes, c’est l’heure d’affirmer votre leadership

Pour la première fois dans l’histoire des négociations CCNUCC, une COP se tient dans un pays du Moyen-Orient. Le Qatar, qui appartient à cette riche région du Golfe persique, héberge la 18ème Conférence des Parties. Il y a beaucoup d’enjeux dans ces 2 semaines et le monde entier espère que la Présidence et les Parties contribueront à trouver un accord fructueux et équilibré pour l’action climatique pré et post 2020. Les pays arabes, et le Qatar en particulier, seront dans cette COP particulièrement sous les feux des projecteurs.
Cette dernière a non seulement fait émerger les questions climatiques dans la péninsule arabique, très sensible aux conséquences du changement climatique, mais a aussi stimulé le Mouvement des jeunes arabes pour le Climat (AYCM). Ce mouvement, que ECO a souvent rencontré dans les allées de la COP, interpelle leurs dirigeants ainsi : «Pays arabes, soyons leaders sur les négociations climatiques !».
Le Moyen-Orient subit les conséquences du changement climatiques avec davantage de sécheresses, des précipitations diminuées et des inondations. Ils n’ont pourtant jusqu’à présent pas engagé de changement majeur de leur politique énergétique et n’ont jamais manifesté d’intention de s’impliquer dans les négociations internationales. Le printemps arabe a mis en place des conditions favorables sur le plan social et pour l’implication de la jeunesse dans les affaires publiques.
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L’Australie veut enfin perdre du CO2

Tout le monde sait qu’ECO n’aime pas se montrer désobligeant vis-à-vis des Parties.
Tous conviennent, néanmoins, que l’Australie affiche sur la balance, un certain embonpoint et qu’elle doit perdre son excès de poids carbonique. Raison pour laquelle ECO s’est réjouit en entendant, il y a quelques semaines de cela, que l’Australie s’engageait à soutenir le protocole de Kyoto 2, adhérant de facto au club des Parties au régime.
Mais, chère Australie, qu’est-il arrivé à ton objectif climatique ? 99,5% de réduction des émissions de CO2 ? C’est tellement minime qu’il suffit d’arrondir un peu les angles, et hop, le tour est joué. Ne sais-tu pas que l’excès de poids en carbone est mauvais pour ta santé ? Le docteur Pnue a pourtant dit que tu dois faire fondre tes émissions de 25 à 40%. Et ton grand économiste Ross Garnaut te rappelle que le plus vite tu commenceras ta diète, le plus facile ce sera.
Serait-il possible que ton addiction aux combustibles fossiles inhibe ta volonté ?
ECO sait bien que tu en as à revendre. Mais tu disposes aussi de formidables gisements d’énergies propres qui peuvent faciliter ton sevrage.
Dès lors, que faisons-nous ? Primo, la colonne 6 indique ton objectif raisonnable de perte de poids en carbone.
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Fossile du Jour


La première place est attribuée à la Turquie. Bien que la Turquie soit le quatrième investisseur mondial dans le charbon, bien qu’elle détienne la plus forte augmentation relative des émissions annuelles de GES entre 1990-2010, bien qu’Ankara ait déclaré 2012 « l’année du charbon », la Turquie demande plus de fonds dans les négociations sur le climat, et cela alors qu’Ankara n’a proposé aucun QUELROs pour la première période d’engagement. Pour rendre les choses encore plus fossilisées, la Turquie a déjà déclaré qu’elle ne prendrait pas d’engagement pour la deuxième période du Protocole de Kyoto. Cependant, ils restent invisibles pendant les négociations, afin de ne pas attirer trop l’attention. Turquie, l’heure est venue de monter sur la scène fossile !

La deuxième place du Fossile du Jour revient à l’Europe pour avoir déjà à atteint son engagement de réduction de 20% d’ici 2020 et avoir jusqu’à maintenant choisi de ne pas le renforcer alors qu’il reste encore quasiment 10 ans.
L’UE a-t-elle vraiment l’intention de ne réaliser AUCUNE nouvelle réduction de ses émissions pour les dix prochaines années ? UE – entre nous – vous devriez augmenter rapidement votre engagement ou les nuages vont apparaître et il va commencer à pleuvoir des fossiles sur votre table de négociation.
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Adaptation Committee: Kick­ off To Adaptation Leadership?

The Adaptation Committee has worked hard to prepare its ambitious three-year work plan, with only one meeting held in 2012. In order to be able to perform this necessary leadership role, ECO urges in particular developed country Parties to provide the necessary means for the work of the Adaptation Committee. ECO welcomes that the Adaptation Committee plans to address the importance of understanding adaptation best practices and needs of local and indigenous communities. But there is one piece missing in the overall picture: The COP should recognise the value that the Adaptation Committee work may have for the ADP negotiations towards a 2015 legally-binding instrument. It can substantially inform the work of the ADP, so that the future agreement can help scale-up adaptation based on the needs identified. ECO knows that civil society is willing to contribute to the Adaptation Committee’s work, and encourages committee members to facilitate these inputs. A gap in the rules of procedure should be closed, namely webcasting meetings where possible. The Adaptation Fund is a good precedent in this regard. Last but not least, ECO is pressing the Adaptation Committee to act in a proactive manner by holding events, workshops, etc. on specific adaptation needs and responses.

Des signes…?

Dans le bus qui mène au Qatar National Convention Centre, ECO a eu le temps d’adminrer les publicités locales pour la COP18, et surtout celle qui semble promouvoir l’exact opposé du fameux messages sur le 2°C. Coquille ? Subtil message sur le futur de la planète ? Quelque chose de plus sinistre ? A vous de voir.

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Photo Credit: Ian McGregor

Mettre un frein à la course à l’accaparement des terres qui affame à tout bout de champs

En parlant de climat, Doha parle également de développement. Parmi les phénomènes liés aux changements climatiques, on constate que le phénomène d’accaparement des terres s’est accéléré à la fin des années 2000 et touche essentiellement l’Afrique (62 % des transactions).

Les chiffres sont alarmants : Oxfam indique un accroissement des investissements étrangers dans des pays en développement de 200% entre mi-2008 et 2009; la Banque Mondiale estime les acquisitions effectuées en 2009 à 45 millions d’hectares, soit dix fois plus qu’en 2008; la FAO révèle qu’au cours des cinq dernières années, 50 à 80 millions d’hectares de terres agricoles dans les pays en développement ont fait l’objet d’achat ou de location. Ce qui inquiète le plus est ce à quoi les terres sont destinées: monocultures intensives et sécurité alimentaire du pays de l’investisseur.

L’enjeu est d’arriver à définir une meilleure gouvernance foncière qui pourrait empêcher les accaparements de terres, protéger les droits des communautés rurales contre toutes les formes d’accaparement foncier et in fine, contribuer à la sécurité et la souveraineté alimentaire des populations locales.

Les négociateurs et Ministres réunis à Doha doivent négocier des politiques climatiques qui permettent d’endiguer ce phénomène. Nous attendons des pays développés qu’ils développent des politiques agricoles qui luttent contre l’accaparement des terres au lieu d’y contribuer.
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Financements climat : Il en faut plus ! Pas moins !

Chers négociateurs fraîchement débarqués, préparez vous au bruit strident de la sonnette d’alarme que ne manqueront pas de tirer les pays les plus vulnérables au changement climatique quand ils poseront la question qui fait mal : que se passe-t-il après la fin des financements précoces fin 2012 ?
Et que fait-on maintenant qu’il n’y a plus de doute que les financements précoces auraient du s’appeler « farce-start » au lieu de « fast-start »? Pour ceux qui en doutent encore, ECO a additionné les chiffres et estime que seulement 33% des financements étaient « nouveaux » par rapport aux engagements pris avant Copenhague et que seulement 24% de l’argent était additionnel aux promesses d’aide existantes. Par dessus le marché, seulement 1/5 des financements ont financé l’adaptation, et moins de la moitié étaient du don. Il nous semble que les élus et négociateurs des pays développés doivent ressortir leurs manuels scolaires pour réviser l’équation « nouveau, additionnel, prévisible, adéquat et équilibre entra adaptation/atténuation pour faire face aux besoins croissants des pays ».

Et pour ceux qui ont besoin de visualiser les « besoins croissants », ECO vous invite à compter le nombre sans précédent de désastres liés aux impacts du changement climatique en 2012 qui – additionnés au niveau de la mer qui monte et qui salinise les systèmes d’eau douce et les terres agricoles – alourdit un peu plus chaque jour la facture de la pollution.
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