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Obama : Le changement, c’est maintenant ?

Dans le discours qu’il a adressé après avoir été réélu pour un second mandat, le Président Obama a de nouveau soulevé l’espoir des nombreuses personnes dans du monde qui s’inquiètent du changement climatique quand il a annoncé “Nous voulons que nos enfants vivent dans une Amérique qui ne soit pas plombée par la dette, qui ne soit pas affaiblie par l’inégalité, qui ne soit pas menacée par le puissance destructrice d’une planète qui se réchauffe”. Cet espoir a continué de vibrer quelques jours plus tard lorsqu’à l’occasion d’une conférence de presse, en répondant à une question des médias sur le climat, il a dit qu’il réfléchissait à initier “une discussion nationale…” afin de voir “comment nous pouvions déterminer un agenda qui permette de recueillir un soutien des deux camps afin de faire avancer cette question… et… d’être un leader international” sur le changement climatique. Le Président Obama a semblé comprendre que le changement climatique est une question persistante, à laquelle n’a pas été apportée de réponse adéquate durant son premier mandat.
La question devient alors : et maintenant ?
Durant son second mandat, le Président Obama fera-t-il preuve d’une action ambitieuse pour réduire la menace que le changement climatique fait peser sur les États-Unis et le monde, en opérant la transition de l’économie américaine vers le zéro-carbone, et fera-t-il de la question une pièce maîtresse de la politique extérieure américaine ?
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Fossile du Jour

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Le première place du Fossile du jour est décernée aux USA, Canada, Russie, Japon et Nouvelle-Zélande pour leur refus de s’engager dans un cadre multilatéral juridiquement contraignant. Pour les Etats-Unis – sérieusement, surmontez votre
« exception  américaine » et acceptez les règles communes de comptages déjà décidées. Canada, il nous est très difficile de trouver des mots diplomatiquement corrects dans ce Fossile du jour pour décrire votre attitude, mais reprenons-nous – se retirer du Protocole de Kyoto est totalement inacceptable et votre objectif est une insulte aux plus vulnérables. En ce qui concerne le Japon, la Russie et la Nouvelle-Zélande – vous avez encore une chance de soutenir des règles juridiquement contraignantes et de vous engager sur des objectifs ambitieux pour la deuxième période d’engagement (ce qui signifie pas de report de l’air chaud, Russie). Nous cherchons à avoir de vos nouvelles d’ici la fin de la semaine, parce que franchement, voulez-vous être cantoné à ce groupe à faible ambition ?

La seconde place du Fossile revient à la Nouvelle-Zélande. Contrairement à son voisin de l’Ouest, la Nouvelle-Zélande a décidé de ne pas se fixer d’objectif contraignant pour la deuxième période d’engagement, en invoquant des prétextes fallacieux alors que la réalité est toute simple : ce pays fait preuve d’une grande irresponsabilité.
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Right to Appeal Is Not a Game Of Two Halves

Here in Doha, Parties will decide on an appeals procedure that would consider decisions made by the CDM Executive Board. It is crucial that civil society representatives are eligible to launch an appeal. But wait, ECO heard that some Parties would like to grant the right to appeal to one side (investors) only? Dear delegates, this is not a game of two halves but two sides of the same coin. Indeed, we would like to remind you that any appeals procedure must serve the interests of all affected stakeholders.

Granting the right to appeal to investors only prioritises corporate profit over the public interest, especially given the wider impacts that flawed CDM projects can have on global climate change and sustainable development.

ECO urges delegates to take this opportunity to adopt a fair and balanced means to provide a public check during the CDM project approval process, and promote transparency, accountability and integrity in the decision­making process. Take this critical opportunity to introduce much needed quality control in the CDM decision­making process and adopt a robust appeals procedure!

Climat et sécurité alimentaire : attention aux fausses solutions !

Garantir le droit à l’alimentation dans un monde de contraintes climatiques ? Face à ce défi, le lancement d’un nouveau programme de travail sur l’agriculture, en débat depuis Durban, pourrait ouvrir la porte à plusieurs
« fausses solutions » :

→ La « climate-smart agriculture » : ce concept, qui mise prioritairement sur l’augmentation « durable » des rendements, néglige l’impact différencié des agricultures industrielles et familiales sur la sécurité alimentaire locale et l’environnement. Or il est crucial de rappeler que «les systèmes de production diversifiés, à petite échelle, des pays en développement offrent les meilleures perspectives d’amélioration des moyens de subsistance » ; Alors que l’agriculture industrielle à grande échelle, avec un fort apport d’intrants externes, génère d’importants niveaux d’émissions de GES.

→ L’intégration de l’agriculture aux marchés carbone, portée par certains comme solution pour garantir l’atténuation de l’agriculture tout en mobilisant des ressources financières pour l’adaptation, est discutable tout d’abord d’un point de vue environnemental. En effet, il est très difficile de mesurer le carbone contenu dans les sols agricoles, et il est impossible de garantir que le carbone y soit stocké durablement. De plus, les grandes exploitations agricoles seront les plus susceptibles d’attirer les investissements du fait de la complexité et des coûts de développement des projets de compensation carbone.
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Doha, et ça repart

D’une conférence excessivement climatisée à une autre. Il y a 3 mois seulement, ECO réfléchissait aux attentes et résultats de la COP18, sous le soleil tropical de Bangkok, et nous revoilà, à l’entrée du désert cette fois. C’est très étonnant de voir combien les choses peuvent changer en trois mois… un nouveau gouvernement chinois, un nouveau mandat pour Obama, des élections en Ukraine, Georgie, Lituanie et Venezuela mais aussi, de plus en plus d’évènements météorologiques extrêmes et de pertes et dommages associés.
Mais de si gros changements vécus par la communauté internationale vont-ils changer la donne à Doha? Si les attentes sont fortes, tout le monde sait que ce n’est pas à Doha que se jouera la coupe du monde du climat. Les négociations à Durban ont donné aux négociateurs de nouvelles instructions politiques. Doha doit maintenant valider les termes de référence de l’accord en 2015. ECO souhaite rappeler aux délégués que cela ne signifie pas qu’ils peuvent donc se reposer jusqu’en 2015, bien au contraire ! L’enjeu – la survie de nos populations – est trop grand. La saga du Protocole de Kyoto continue, le LCA doit terminer son travail avec succès, le programme de travail pour la plateforme de Durban doit être établi, et les organes subsidiaires doivent progresser.
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Sur la route de l’ambition

L’équité est-elle sur le parcours de l’ambition ?
ECO clame qu’elle ferait bien de l’être.  Sans cela, rien ne marchera ou ne marchera assez bien.  Sans équité, c’est toute l’histoire de la transition bas carbone et résiliente qui serait trop faible, trop tardive. Et comme les scientifiques semblent vouloir nous dire – voir le récent rapport Turn Down the Heat de la Banque Mondiale –  il semble que l’histoire finisse assez mal.
Comme dirait La Palisse : l’équité sera sur le parcours de l’ambition ou bien ce sera l’inéquité, dressée devant nous comme un mur infranchissable. Nous voyons bien comment cela se passe. Les Etats-Unis – tout en assurant qu’ils en ont fini avec les politiques stériles issues d’une opposition obsolètes Nord / Sud – ont réussi à siphonner la responsabilité commune mais différenciée (RCMD)  (et RC) de tous les textes officiels.
Mais quels sont les effets ? Pour l’écrasante majorité des Parties, l’absence de l’équité confirme l’évidence. Le texte de la Convention s’applique. Les États-Unis ont-ils noté que les actions provoquent des réactions ?
Le chef de la délégation américaine a rejeté les Annexes, les considérant “anachroniques” et a appelé à « la différenciation d’un continuum, chaque pays devrait agir vigoureusement en fonction de sa situation en constante évolution, des capacités et des responsabilités».
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Keep up your end of the bargain, Parties

In Durban, Parties agreed to a package – the adoption of a second commitment period of the Kyoto Protocol, a successful conclusion of the LCA, urgent action to close the pre-2020 mitigation gap between the 2 degrees goal and the collective pledges now on the table, and collective movement toward a fair, ambitious and binding agreement in 2015. Parties must honour this political bargain.

Let’s start with the KP. Those trying to get another bite of the negotiation cherry by dragging out submitting their carbon budgets (QELROs) have to understand that this will be perceived as acting in bad faith. Australia – ECO remembers the brinkmanship with your QELRO last time. So for you, as well as New Zealand, Ukraine and others on the fence on the Kyoto second commitment period, ECO demands to see your QELROs up front. And, of course, just any old KP second commitment period won’t suffice. We must have a robust, ratifiable agreement that respects the original intention of the KP to raise ambition and create real environmental integrity. The AOSIS and Africa Group proposals will facilitate this endeavour. Effectively eliminating surplus AAUs and ensuring the environmental integrity of the CDM is also essential – you can’t have your cake and eat it too.
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Finally, Finance?

ECO is heartened to have heard that a group of developed countries is considering putting concrete numbers on the table for long-term finance in Doha. In the last year of Fast Start Finance, and with few firm commitments for finance from 2013 onwards currently on the table, this is none too soon. Substantial new and additional climate finance commitments could really help to give a boost to the negotiations going into Qatar.

As ECO has long argued, such commitments would give developing countries some needed reassurance that climate finance is not about to fall off a cliff, but rather start the steady climb towards the US$100 billion per year promise made in Copenhagen and Cancun. Rhetorical reassurances during the negotiations are no match for concrete numbers committed on paper.

Let’s hope that more developed countries reach this enlightened conclusion before Doha. There will be nowhere for them to hide if a group of countries makes a pledge, while they turn up empty handed.

But ECO would also hope that developed countries have learned some lessons from the Fast Start Finance experience, and apply them as they consider their pledge. Don´t forget that ECO has a beady eye for creative accounting tricks that may artificially inflate finance pledges that are actually not new and additional.
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