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Dernier appel avant l’embarquement du LCA

Aujourd’hui les Parties auront une dernière opportunité de s’atteler à question de la réduction des émissions du fret maritime et aérien ; émissions qui constituent déjà plus de 5% des émissions globales et qui augmentent plus vite que celles de n’importe quel autre secteur. Plus de 15 ans de négociations dans 3 différentes institutions des Nations Unies, la CCNUCC et les institutions sectorielles que sont l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) n’ont pas mené loin à ce jour. La question de la mise en place de mécanismes de marchés permettant d’inciter à réduire les émissions tout en générant des fonds pour l’atténuation et l’adaptation dans les pays en développement n’a notamment pas suffisamment avancé, il en est de même pour les mesures d’efficacité dans ces secteurs.

La principale pierre d’achoppement a été la difficulté à s’accorder sur la façon de réconcilier le principe de la CCNUCC des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives, avec les pratiques de l’OMI et de l’OACI, basées sur des approches globales garantissant un traitement égal de tous les bateaux et avions, partout dans le monde. Le travail technique analysant les options possibles pour mettre en place un prix du carbone dans ces secteurs est bien avancé mais l’absence d’accord sur la façon de réconcilier les différents principes à l’œuvre freine tout autre progrès.
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Cher Canada,

Te souviens-tu de l’année dernière ? Nous, oui.
ECO espérait que les bruits de couloirs étaient faux au sujet d’un retrait du Protocole de Kyoto, mais à la seconde où ton Ministre a quitté la ville de Durban, il a confirmé ton piteux abandon du seul traité légalement contraignant que nous avons. Le petit doigt d’ECO lui dit que cette histoire d’abandon de Kyoto a quelque chose à voir avec ces sables bitumineux que tu affectionnes tant, ces mêmes sables qui minent l’ensemble de tes objectifs climatiques.

ECO sait que tu es techniquement admis dans les discussions Kyoto, mais merci de ne pas toucher au micro. Lorsque tu as quitté le navire de la première période de Kyoto dans la dernière ligne droite, tu as détruit le peu de crédibilité qu’il te restait.
En principe, tu devrais rester en silence dans ton coin, comme le cancre de la classe à qui on apprend à se taire jusqu’à ce qu’il sache se comporter convenablement. Il y a des pays dans la salle qui essayent de trouver des solutions pour sortir de la crise climatique, alors merci de nous laisser tranquille.
Tu ne veux pas du Protocole de Kyoto ?
Rassure-toi, il ne veut pas de toi non plus.

Les Emirats nous impressionneraient presque !

Hier, les couloirs de la COP18 à Doha grésillaient suite à l’annonce des Emirats Arabes Unis (EAU) pendant la réunion de la Plate-Forme de Durban (ADP). L’Etat du Golfe annonçait les actions qu’il déploierait pour réduire le changement climatique. Les Emirats ont dévoilé leur intention d’ouvrir cette année une centrale solaire à concentration de 100 mégawatts, ainsi qu’une centrale photovoltaïque de 100 mégawatts.

C’est une bonne nouvelle compte tenu de l’appartenance des Emirats Arabes Unis à un groupe qui n’est pas un émetteur historique. Actuellement, le monde arabe est responsable d’une fraction du total des émissions mondiales et est toujours considéré comme un pays en développement.

Les Emirats ont déjà fait preuve de volontarisme dans le domaine des énergies renouvelables. Ces dernières années, le pays a fait montre d’efforts pour améliorer ses infrastructures dans de nombreux domaines, y compris dans le secteur des énergies renouvelables.
Beaucoup d’exemples, notamment dans le domaine du solaire (notamment un programme d’intégration en toiture), mais aussi dans la production d’énergie éolienne adapté aux conditions climatiques de la région. De nombreux projets de transport en commun, comme les métros de Dubaï ou d’Abu Dhabi sont dans les tubes.

ECO espère que cette dernière annonce à la COP18 présage de la suite.
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Les Etats-Unis en pilote automatique

Le monde entier est aujourd’hui tourné vers les Etats-Unis, dans l’expectative de voir si l’administration Obama tout fraîchement réélue, éprouvera un regain d’intérêt pour la lutte contre le changement climatique et emportera le Congrès avec elle.
Cette semaine, Barack Obama a signé un projet de loi émanant du Congrès qui permettra aux compagnies aériennes américaines d’échapper aux réglementations européennes de réduction des émissions des vols intra et extra européens.
Ce projet de loi est un coup de matraque, puisqu’il empêche de transférer de nouvelles compétences à l’administration américaine qui lui permettraient d’avancer sur ce dossier. En réalité, si une décision avait été prise, elle aurait mené à une guerre commerciale, aurait induit un coût énorme pour les contribuables, ou un arrêt brutal des négociations pour aboutir à un accord mondial. L’UE a instauré ces réglementations après avoir redoublé d’efforts pour favoriser et mesurer les réductions des émissions dans le cadre de l’OACI (l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale), l’organe des Nations unies consacré au secteur de l’aviation et ce après « 15 ans d’intransigeance et de double discours » comme le rappelait un observateur bien informé.
Mais la signature du projet de loi pourrait devenir de l’histoire ancienne, si les Etats-Unis se démenaient enfin pour obtenir un accord fort sous l’OACI afin de contrôler les émissions du secteur aérien.
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Fossile du Jour


La première place est pour le Canada qui coupe son ambition plutôt que ses émissions. Scoop ! Ça vient juste de tomber, directement du ministre de l’environnement canadien : les pays en voie de développement doivent juste prendre une grande respiration et attendre l’accord global avant d’espérer quoi que ce soit de la part du Canada en ce qui concerne le Fonds Vert. S’adressant aux journalistes hier, le ministre de l’environnement canadien a expliqué qu’il clarifierait lors des rencontres de Doha que les pays en voie de développement ne doivent pas attendre davantage d’argent pour le financement en faveur du climat de la part du Canada, parce que, après tout, « Doha n’est pas une conférence décisive ».
Merci beaucoup pour ces clarifications, cher Ministre ! Nous sommes convaincus que cette contribution va faire des merveilles pour soutenir votre incroyable crédibilité pendant ces négociations. Heureusement le ministre vient à Doha avec au moins un engagement : celui de faire augmenter la température mondiale largement au-delà des 2°C grâce à l’exploitation des sables bitumineux.
> Pour info Canada, nous essayons de limiter les émissions et augmenter les financements pour le climat pas l’inverse…

La deuxième place est attribuée à la Nouvelle-Zélande, de nouveau, parce que non seulement Wellington a délibérément décidé de ne pas souscrire à un objectif pour la deuxième période du Protocole de Kyoto mais aujourd’hui la Nouvelle-Zélande a proposé que l’accès aux MDP soit ouvert à tout les pays indépendamment de leur soutien pour une deuxième période d’engagement.
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ECO Photo Corner

Modern technology is great. Developed countries can now contribute finance to develop National Adaptation Plans (NAPS) in LDCs via credit card.
This should speed up the process.
Photo Credit: Sven Harmeling

Well, at least they are honest.
Photo Credit: Becky Chacko

Sécurité alimentaire au Maghreb : les oasis, une solution face aux changements climatiques

Actuellement le Maghreb, vit une période charnière. Avec un secteur agricole handicapé par de fortes inégalités et un climat aride, les Etats ont de plus en plus de difficultés à couvrir les besoins de leurs populations. La sous-alimentation croît d’années en années , poussant les pays à augmenter leurs importations et ainsi s’endetter d’avantage et accentuer leur vulnérabilité face à la volatilité des prix. De plus, les prévisions sur le changement climatique annoncent de lourdes conséquences aussi bien pour la dégradation des ressources naturelles que pour la productivité agricole. Et ce n’est pas la seule difficulté que devra affronter cette région. En effet, le contexte sociodémographique va également évoluer et obliger l’agriculture maghrébine à s’adapter à ces mutations.

C’est dans ce contexte alarmant de la sécurité alimentaire au Maghreb, qu’apparaît la nécessité de se tourner vers d’autres modèles d’agriculture. Dans un Maghreb de plus en plus aride (plus de 75% du territoire ), les oasis apparaissent comme étant un système d’agriculture résiliente et durable qui pourrait devenir un atout dans les années à venir pour la sécurité alimentaire en s’adaptant parfaitement aux contraintes spécifiques actuelles et futures de la région.

Les atouts des oasis pour la sécurité alimentaire du Maghreb :
– Des exploitations familiales (majoritaire dans les oasis) : modèle mis en avant par les organisations internationales dans leurs actions pour le développement rural et la lutte contre la pauvreté.
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ADP SVP

Une seule année peut-elle faire la différence ?
2012 a été consacrée à raccrocher les wagons du paquet de Durban, qui, à la fin de Doha devrait former un bel ensemble conprenant un amendement au Protocole de Kyoto, la clôture du LCA et deux plans de travail sous la Plateforme de Durban (l’ADP) (et ECO ne voit aucun inconvénient à ce que des pays rajoutent de l’ambition à ce cocktail !). Aujourd’hui, la table ronde sous l’ADP va commencer à donner corps au programme de travail vers un protocole en 2015 et à ce qu’il devrait couvrir. ECO partage ici ses quelques réflexions préliminaires.
Tout d’abord, que faudrait-il faire à propos des questions non achevées sous le LCA ?
Beaucoup d’entre elles sont pertinentes pour la discussion sur l’accord en 2015. Prenons l’équité, par exemple : ECO est ravi de voir que le texte du président du LCA propose notamment un programme de travail sur l’accès équitable au développement durable, car cela fournit une bonne plate-forme pour les discussions sur les principes et les indicateurs de l’équité, un élément clé pour que l’ADP débouche sur un succès en 2015. Nous avons eu un atelier productif sur le sujet, mais il y a beaucoup à dire sur ce qu’est l’accès équitable au développement.
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Eclater la bulle d’air chaud à Doha ?

Les permis d’émissions non utilisés qui découleront de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto pourraient atteindre 13 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Cette vague d’air chaud grossit et pourrait déferler sur la deuxième période du Protocole, menaçant sa viabilité, ainsi que celle de tout accord mondial sur le climat qui serait conclu dans le futur.

ECO tient à rappeler aux délégués présents à Doha que le problème de l’air chaud est le résultat d’objectifs très faibles des pays pendant la première période. Ces objectifs se situent bien au-delà de ce que les pays avaient projetté d’émettre. La Pologne, par exemple, s’est engagée à réduire ses émissions de 6% par rapport à 1988. Cela, en dépit du fait qu’en 1997, lorsque les objectifs de Kyoto ont été fixés, les émissions de la Pologne étaient déjà environ 20% en-dessous des niveaux de 1988 ! ECO met en garde les délégués :
il ne faut ne pas croire les fausses déclarations de ceux qui prétendent que l’air chaud est le résultat d’une action climatique. Ce n’est pas vrai – et l’effondrement économique des années 90 ne peut pas conduire à hériter des droits suplémentaire vis-à-vis le processus de lutte contre le changement climatique.
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