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EU: When 40 Is Only 33

Coming to Warsaw, ECO was feeling somewhat optimistic. Fresh statistics suggested that global CO2 emissions growth has slowed a bit, which could be the first sign of an approaching emissions peak. In September, China announced took a major positive step — a direction change in its coal policy. Three key industrial provinces must peak and decline coal consumption by 2017 and ban new dirty coal plants.
But then came the damaging announcements by Australia and Japan, whose shifts are in the negative direction.

After a week like this, we certainly don’t need more bad news.  But according to rumours, the European Commission is preparing a proposal for a 2030 climate target of a meagre 40% reduction against 1990 levels.
The EU has long been seen as setting a global high water mark on ambition.  Yet now it is undermining its own objective to keep global temperature below 2°C.

Yes, 40% seems like a lot – so let’s explain what this means.  A 40% target for 2030 would in practice bring the EU on a pathway towards real emission cuts of merely 33% by 2030 due to the amount of surplus emission allowances in the system.  Indeed, in order to accommodate the huge oversupply of surplus pollution permits in the EU’s carbon market, any 2030 target would need to be 7% stricter.
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PNUE : Réduire l’écart

Mercredi, le deuxième Dialogue des Experts sur le rapport 2013-2015 a commencé à évaluer les progrès pour atteindre l’objectif global à long terme.
Les auteurs du GIEC ont conclu qu’il y avait un budget de 1000 Gt de carbone pour l’humanité depuis le début de l’ère des fossiles. Avec ce budget, la probabilité de rester sous la barre des 2 degrés est de 66 %.

Nous avons déjà utilisé la moitié de ce budget et en prenant en compte les autres GES. Ainsi, seuls 270 Gt peuvent encore être émises pour rester dans les eaux connues. C’est un budget ridiculement bas pour conserver un climat relativement sûr, même si des impacts non négligeables sont à prévoir.
La plupart des chiffres du GIEC sont donnés avec une marge d’incertitude. D’un point de vue de l’évaluation du risque (ou du sens commun), une forte incertitude suppose un budget carbone inférieur. Mais une probabilité de 66 % suppose un tiers de chance de dépasser les 2 degrés.
De plus, l’action sur les gaz à court durée de vie comme le méthane ne peut remplacer celle sur les gaz à durée de vie longue, notamment le CO2. Il faut les réduire tous, de façon substantielle.
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Gender equality

Il est temps d’atteindre l’égalité des sexes dans les négociations sur le climat. Mais pourquoi ? Le changement climatique nous concerne tous, non ?
Répondre aux besoins de l’ensemble de la population et renforcer ses droits doivent être au fondement de toute réponse au changement climatique. Le sexe est l’un des déterminants les plus importants pour le rôle et les perspectives que chacun peut espérer. Si les politiques climatiques et les solutions veulent réellement répondre aux besoins des femmes et des hommes, les décideurs politiques doivent comprendre ces logiques sexuelles.
Il a fallu 19 ans pour que la CCNUCC en prenne conscience, mais on y est. Les ateliers sur l’égalité des sexes et le changement climatiques à la CRIC ont souligné les progrès importants dans la prise en compte de l’aspect humain du changement climatique dans la négociation. Oui, des progrès dans un océan de stagnation.

Les Parties ont désormais l’opportunité de prendre des mesures politiques sérieuses et innovantes sur cet objectif de l’égalité des sexes, ou pour le dire autrement : des politiques qui répondent aux besoins de tous, sans distinction.

Des recommandations ont été faites pour intégrer des directives dans les initiatives, programmes et processus de la CCNUCC : des outils pour la prise en compte dans les politiques climatiques, des appels pour des financements innovants, le renforcement des compétences et la mise en réseau pour renforcer le rôle des femmes dans la prise de décision, et des recommandations pour mieux intégrer les enjeux de l’égalité dans la formation professionnelle.

Le MDP doit protéger les Droits de l’Homme

Durant l’atelier sur le Mécanisme de Développement Propre (MDP) tenu en Juin, les Parties avaient entendu un vibrant témoignage de Weni Bagama, parlant avec passion des impacts du projet MDP de Barro Blanco – un barrage hydroélectrique de 29 MW, en construction sur les territoires indigènes de Ngäbe, au Panama.

Weni avait décrit l’échec de l’entreprise à consulter suffisamment les communautés affectées, en violation évidente des règles du MDP et d’autres normes internationales de droits de l’homme. Malgré des réserves exprimées sur la consultation et d’autres atteintes aux droits de l’homme durant le processus de validation, le bureau exécutif du MDP avait approuvé le projet en janvier 2011.

Depuis, James Anaya, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits des populations indigènes, a rencontré les communautés affectées pour enquêter sur les abus associés au projet. Dans son rapport de conclusion, the Rapporteur spécial a souligné le cas de Barro Blanco, énonçant clairement les obligations internationales qui devraient s’appliquer dans ce cas. Il ajouta qu’il était emblématique des nombreux projets de développement menaçant la vie et les moyens de subsistance des populations indigènes au Panama.

Barro Blanco n’est pas un cas isolé. C’est l’un des nombreux projets qui illustrent à quel point le MDP a échoué à s’assurer que les projets soient conçus, mis en place et contrôlés d’une façon qui protège les droits de l’homme.
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Fossile du jour

La première place du Fossile revient encore à l’Australie. Se retirer de l’action et de la finance climatiques pour les pays en développement constitue déjà un camouflet, au regard des souffrances endurées par les populations vulnérables. La simple expression d’une solidarité avec les Philippines, à laquelle s’est livrée l’Australie mercredi dans les négociations sur les pertes et dommages, ne suffit pas à réparer les dégâts que le pays a causé.

Pire encore, durant ces négociations, l’Australie nous a fait de l’obstruction de première classe. Leur première intervention a consisté en une liste de conditions et de choses dont le pays ne daignerait pas parler. Cela incluait une objection à la réhabilitation de Fonds – même si cela avait fait l’objet d’un accord l’an dernier.

L’Australie a ensuite fait objection à des provisions d’assurance dans le processus de la Convention – alors que l’assurance est en effet mentionnée dans la Convention. Le pays a répété que le programme de travail sur les pertes et dommages devrait s’arrêter quand des arrangements institutionnels seront trouvés, bien que beaucoup de Parties aient souligné l’utilité des activités passées dans leurs soumissions, et qu’une discussion de fond sur les activités futures n’ait toujours pas eu lieu.

Heureusement, contrairement à l’Australie, la majorité des pays a montré un esprit constructif.
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Je viens d’Australie

Je viens d’Australie. Ce qui constitue presque un aveu en ces murs et en ce moment.

Les gens n’arrêtent pas de venir me voir et me demander ce qui se passe. Pourquoi les membres de mon gouvernement font-il des choses aussi terribles concernant la politique climatique ? Pourquoi sont-ils tellement accros au charbon ? Pourquoi sont-ils si déterminés à aller à rebours ? Comment peuvent-ils mettre à la poubelle leurs politiques climatiques alors que le reste de monde se retrouve ici, à Varsovie, pour tenter d’avancer sur le sujet ? Et particulièrement alors que leurs voisins, notamment les Philippines, souffrent de dévastation.

Mais la question principale qu’ils me posent est, “est-ce que les Australiens soutiennent cette attitude négative et ces destructions ?”
La réponse à cette question est catégoriquement non. La majorité des Australiens ne soutiennent pas l’annulation du prix du charbon, la fin du soutien aux énergies renouvelables, le démantèlement de l’Autorité sur le changement climatique et de la Régie pour le financement de l’énergie propre, et l’abandon d’un objectif de réduction à long-terme de la pollution par le charbon de 80 % en 2050.

Si vous en voulez des preuves, ne regardez pas plus loin que la Commission australienne sur le climat.
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Energies fossiles : je vous fais mes adieux !

Hier, au sein du dialogue d’experts sur les objectifs 2013-2015, le GIEC a communiqué un message clé. Plafonner ou réduire la croissance de ses émissions n’est pas suffisant. Afin d’éviter un réchauffement climatique de 2°C ou plus : les émissions nettes doivent être réduites à zéro.

Afin d’épouser la trajectoire définie par le GIEC qui nous amènerait sous les 2°C, les émissions des énergies fossiles doivent atteindre un pic avant 2020 et être réduites à 0 d’ici à 2070 (cf. chiffre IPCC WG TS.19). Cette réduction devrait même s’effectuer plus tôt, si nous ne voulons pas uniquement nous fier à un niveau négatif des émissions après 2070, ou si le pic et cette réduction prennent du retard, ou si nous prenons en compte d’autres « facteurs surprises » et rétroactions non inclus dans les modèles proposés.

Mardi, l’Agence Internationale de l’Energie a publié ses dernières « Perspectives mondiales énergétiques ». Elle à nouveau répété que, pour atteindre l’objectif des 2°C (avec une probabilité de 50%), 2/3 des réserves mondiales de combustibles fossiles devaient être maintenues en sous-sol. De plus, les ¾ des réserves mondiales existantes inexploitées jusqu’ici, devront le rester – ne laissant aucune place à la production du pétrole en Arctique.
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