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Pitiez, ne vous séparez pas !

Mon amour,

Depuis nos vacances à Copenhague, j’ai l’impression que tu ne tiens jamais tes promesses, que tu me mens tout le temps. Nous ne faisons que parler, parler et parler encore, et j’ai l’impression que malgré tout, tu ne me comprends toujours pas.

Il faut que tu arrêtes de dépenser ton argent sur des voitures de luxe et des jets privés, et que tu commences enfin à t’occuper de moi et des enfants. Je ne suis pas loin de craquer, j’ai besoin que tu me rassures sur notre avenir et que tu me dises qu’on va vieillir ensemble. Je ne veux plus de belles paroles mais des actes : donne moi la feuille de route qui nous emmènera vers les 100 milliards de financements publics que tu m’as promis, signe enfin le chèque pour le Fonds pour l’Adaptation de nos enfants, et n’oublies pas d’ordonner le virement vers notre compte épargne Fonds Vert d’ici 2014. Et enfin, j’ai vraiment besoin que tu t’engages à dépenser au moins 50% de nos économies pour l’adaptation.

Si tu ne reprends pas les choses en main tout de suite, il est hors de question que je t’épouse en 2015.

Nona Ecsoin

Union Européenne, où sont passées tes ambitions climatiques pré-2020 ?

Nous savons tous que si nous n’arrivons pas à réduire drastiquement nos émissions d’ici à 2020, la fenêtre de tir pour rester sous le seuil de 1,5°C sera définitivement fermée.

La vérité qui dérange c’est que l’UE a déjà atteint son objectif de 20% pour 2020, avec 8 ans d’avance. Et en comptant des crédits de compensation internationaux.

Les émissions de GES européennes ont baissé de 27% depuis 1990 en 2012. C’est donc sans effort supplémentaire que l’UE peut se fixer un objectif de réduction contraignant de -40% pour 2020. L’UE doit acter ce nouvel objectif dans le cadre de la révision des engagements dans la 2ème période du protocole de Kyoto prévue d’ici mai 2014.

Une politique clé pour l’ambition européenne reste le marché européen d’échange des permis d’émissions (EU-ETS), le premier système de cap-and-trade qui permet de couvrir près de la moitié des émissions carbone de l’UE. Le marché carbone européen doit être réformé rapidement car il est de moins en moins efficace pour contrôler la pollution. Il souffre d’une sur-allocation de 2 milliards permis d’émission, notamment liée à une sur-utilisation des crédits de compensation qui a elle même causé la chute du prix du carbone (actuellement coté à moins de 5 €).
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Australia! Please Explain!

Australian PM Tony Abbott said yesterday that he will cut greenhouse gases by no more than 5% below 2000 levels by 2020. This shock move would back away from Australia’s longstanding commitment to a 15% to 25% target range.

However, the PM has previously indicated that his « off the cuff » remarks can’t really be taken as gospel. Sometimes, you see, he gets carried away in the heat of the moment, and so only written statements could really be trusted as actual policy.

Obviously, it would be more than just a smidge of bad karma if Australia would walk away from the higher end of its target range at the same time as the worst ever typhoon wreaked havoc on their neighbours, the Philippines. This is particularly notable as the PM’s Coalition has endorsed the 15% to 25% range on more than one occasion – twice so far in 2013 alone.

Now let’s turn to the notion that Australia would review the conditions for moving to the 15% level because it is not « looking to make further binding commitments in the absence of very serious like binding commitments from other countries ».

ECO suggests maybe Australia should have a word with their red-white-and-blue Umbrella Group mate.
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Japon, la politique de la terre brûlée

Selon les bruits qui courent, le Japon, troisième économie mondiale, s’apprêterait à annoncer un nouvel objectif pour 2020 ici à Varsovie. Ce serait sa contribution aux efforts de réduction du fossé gigatonne… normalement.

Mais ECO reste perplexe devant les chiffrent repris par les médias. Au premier abord, on s’est demandé si le Japon avait mis la virgule au mauvais endroit. Mais il semble que l’objectif aura bel et bien un chiffre de moins que ce qu’il devrait.

En réalité, si c’est ce chiffre qui est retenu, le Japon augmenterait ses émissions par rapport au niveau de 1990. Cela ne peut pas être vrai ! ECO ne peut y croire et attend du Japon qu’il présente un objectif à la hauteur de son programme « Cool Earth 50 » que le Premier ministre actuel a lancé pour réduire de 50% les émissions de CO2 d’ici 2050.

La catastrophe de Fukushima a confirmé que le nucléaire n’était et n’est pas la solution au changement climatique. C’est bien d’entendre que le gouvernement exclue le nucléaire de cet objectif, ce qui ne justifie pas pour autant un objectif aussi faible. ECO espère que deux ans et demi après le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon, ce dernier saura enfin passer aux 100% renouvelables et jouera un rôle moteur pour relever le niveau d’ambition climatique.

Sponsoring

Tout le monde doit participer à la lutte contre les changements climatiques, et nous sommes d’accord que le secteur privé ne doit pas être en reste. Cela dit, cela a été un choc d’apprendre que la présidence de la COP a invité les industries fossiles à sponsoriser ces négociations climat, alors que ces mêmes entreprises font de leur mieux pour lutter contre les politiques climatiques.

Regardez juste autour de vous. Les logos des industries fossiles sont partout dans le centre de conférence –sur les fontaines à eau, dans la salle de réception et sur les sacs de bienvenue qui sont distribués aux délégués. Et la clef USB… vous avez deviné ! Elle est remplie de présentations sur l’excellence environnementale de ces entreprises ! Pourtant les faits les plus importants ont été oubliés :

– Alstom et PGE (la compagnie énergétique polonaise principalement publique) prévoient de construire une nouvelle centrale à charbon en Pologne, de 1,800MW – un monstre qui pourrait émettre environ 350 million de tonnes de CO2 pendant sa période d’utilisation.

– Le constructeur automobile BMW a récemment fait les gros titres de par sa généreuse contribution à la fête de Mme Merkel, la personne politique qui a appauvri la dernière réglementation européenne sur les émissions de CO2 des voitures.
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+1,5°C reste possible

les Parties ont demandé un avis d’expert pour assurer l’intégrité dcientifique des dicussions entre 2013 et 2015. Ils l’ont eu hier, avec les conclusions du premier groupe du rapport du GIEC. Les experts du GIEC ont fourni des conseils sur l’adéquation de l’objectif des 2°C au regard de l’objectif ultime de la Convention.

Le groupe de travail 1 confirme ce que tout le monde savaient déjà : le réchauffement est incontestable, tout comme la responsabilité humaine ! Si nous voulons limiter les changements climatiques et ses impacts, il faut une réduction drastiques et durables des émissions.
Il y a aussi des nouvelle plus reluisantes, la trajectoire « du pic et du déclin » (RCP2.6) pourrait limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1.5°C et augmenterait ainsi la probabilité d’atteidre l’objectif globale de maintenir la planète en dessous des 2°C. C’est n’est pas facile, mais c’est toujours faisable !

Le Rapport du Groupe de travail 1 ne donne donc plus aucune excuse aux Parties pour repousser leurs engagements et les mesures d’attenuation d’ici et apres 2020.

Le groupe de Travail 2 ne publiera son rapport complet qu’en Mars 2014 mais il est déjà evident que la non réduction de noss emissions dès maintenant signifie que l’objectif de 2°C ne sera pas atteint !
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Adaptation est l’âme des négociations sur l’agriculture

La production mondiale de nourriture et la sécurité alimentaire sont menaces par la variabilité accrue du climat et par la fréquence accrue d’événements météorologiques extrêmes. Pourtant les négociations sur l’agriculture n’avancent pas avec l’urgence nécessaire pour supporter les populations pauvres autour du monde, notamment celles qui sont engagées dans les pratiques agricoles, à s’adapter aux impacts des changements climatiques.

Une grande majorité de la population mondiale dépend des petits producteurs – que les changements climatiques menacent en particulier.
Tout en soulignant l’importance de l’atténuation des pratiques agricoles, les pays doivent travailler à mettre en place des garanties pour protéger la biodiversité, assurer un accès équitable aux ressources par les populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et le droit à l’alimentation, et se baser sur les savoirs indigènes et locaux.

Les pays développés doivent reconnaitre qu’en ce qui concerne l’agriculture dans les pays en développement, la priorité reste la sécurité alimentaire, la durabilité et la résilience. Les pays doivent aussi délivrer des financements afin de promouvoir la biodiversité, la petite agriculture basée sur des principes agro écologiques, ainsi que le transfert et le développement de technologies adéquates en vue de l’amélioration de la durabilité des systèmes de production alimentaire.

Le « comment » de l’équité

Lors de la session d’ouverture de l’ADP hier, ECO a attendu en vain espéré entendre des idées innovantes et courageuses sur la façon dont les pays peuvent répartir équitablement l’effort global. Nous sommes tous convaincus que l’équité est un enjeu clef (le POURQUOI), alors il nous faudrait décider du COMMENT.

La COP et l’ADP ont débuté avec des appels claironnant pour plus d’ambition – et la clef de l’ambition est l’équité. Votre mission cette semaine, chers pays, est d’aller au delà de vagues interventions sur la justice et de traduire les ô combien précieux principes de la Convention en une liste commune d’indicateurs de l’équité.

Nous espérons que tout le monde a bien planché sur ce sujet depuis Bonn, mais juste pour un petit coup de pouce, voilà quelques conseils sur le COMMENT faire.

ECO pense qu’il y a cinq indicateurs cruciaux: l’adéquation, la responsabilité, la capacité, les besoins de développement et les besoins d’adaptation. Ce sont les indicateurs minimum qui sont requis pour opérationnaliser les principes d’équité majeurs de la Convention.
Le temps presse. Pour un résultat juste en 2015, Varsovie doit permettre de s’accorder sur un consensus sur les indicateurs qui doivent guider les pays dans la formulation de leurs engagements, et à l’aune desquels ceux-ci vont être révisés et renforcés si nécessaire. Il n’y a pas de temps à perdre !

Fossile du jour – Rayon du jour

Maintenant comptons les nombreuses raisons pour lesquelles le gouvernement polonais mérite le Fossile du Jour, tandis que son peuple gagne le Rayon du jour.

La Pologne tient probablement la liste de raisons la plus fournie jamais vue :

Raison n°1 : s’oppose systématiquement à l’action de l’Union européenne pour le climat

Raison n°2 : parraine un sommet sur le charbon au même moment que la COP mais n’organise aucun débat sur les opportunités des énergies renouvelables

Raison n°3 : inviter les entreprises qui s’opposent ouvertement au changement climatique à sponsoriser la COP

Raison n°4 : permettre à la voix la plus sale de l’industrie européenne, Business Europe, de représenter les entreprises à la pré-COP

Raison n°5 : publier des commentaires insensés sur son site web sur les opportunités économiques créées par la fonte de l’Arctique et sur les « pirates, écologistes et terroristes » des mers ;

Raison n°6 : Présenter les délégués avec la rhétorique habituelle des climato sceptiques à travers l’application mobile même, en répétant la vieille rengaine « le changement climatique est un phénomène naturel, qui s’est reproduit (sic) plusieurs fois sur Terre »

Pologne, ce n’est pas acceptable d’abuser de votre présidence de la COP pour promouvoir votre propre agenda charbon.
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