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Faux pas financier

Hier, le groupe de contact ADP a finalement mis la main à la pâte sur le contenu potentiel de la finance dans l’accord de Paris, à l’occasion des négociations sur la section des finances. Il est inutile de nier que l’excitation de ECO était à son comble au début des discussions sur ce qui doit être une partie intégrante de l’accord 2015. Bien que ce ne fut pas surprenant aux yeux de ceux ayant suivi la CCNUCC depuis seulement quelques minutes, ce fut tout de même quelque peu décevant de voir la première moitié de la session s’évanouir dans un processus tourbillonnant de confusion.
Lorsque la poussière fut suffisamment retombée pour que les discussions substantielles puissent enfin commencer, l’enthousiasme de ECO fut encore douché. Les États-Unis ont mené la charge en demandant le retrait de toutes les références à l’adéquation, la prévisibilité et l’additionnalité de la finance. ECO soupçonnerait presque que le négociateur américain a délibérément accéléré la vitesse de son discours afin de cacher la nature désespérément lamentable de ses suggestions.
Avec un début de dépression, ECO a écouté la délégation Suisse démarrer sur une note constructive en pointant les paragraphes qu’ils souhaiteraient voir apparaitre dans l’accord actuel, ceux qui pourraient être adressés dans d’autres décisions et les points sur lesquels ils sont en désaccord.
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L’Allemagne est-elle en train de changer d’orientation sur le charbon ?

L’Allemagne a un problème. La plus grande économie de l’Europe risque de ne pas atteindre ses objectifs d’atténuation de 40% de ses émissions par rapport aux niveaux de 1990. Malgré le boom des énergies renouvelables, les émissions de l’Allemagne ont été, à nouveau, en hausse sur les deux dernières années. Si vous pensez que cela est dû à la sortie du nucléaire du pays, alors reposez-vous réellement la question. En fait, avec 27% de la production allemande d’électricité provenant actuellement de sources d’énergie renouvelables, cette technologie propre représente une part plus élevée que celle qu’avait l’énergie nucléaire. La vraie raison de la hausse des émissions de l’Allemagne est le faible prix des certificats d’émission dans le Système Communautaire d’Echange de Quotas d’Emission (SCEQE) européen. En l’absence d’un signal de prix du CO2 crédible, l’utilisation du charbon reste très rentable pour les fournisseurs d’énergie en Europe. En Allemagne, cela est à l’origine non seulement d’une hausse des émissions, mais aussi d’un énorme surplus d’électricité.

Pour y remédier, la ministre de l’Environnement allemande, Barbara Hendricks, lorsqu’elle se rendra à Lima la semaine prochaine, aura quelques nouvelles dans ses bagages. Aujourd’hui, le gouvernement présente un « plan d’action » pour atteindre l’objectif climat 2020 de l’Allemagne.
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Allons- nous réellement faire payer les pauvres pour les pertes et dommages ?

Penser que les pollueurs pourraient s’en sortir sans payer pour les pertes et dommages auxquels ils ont contribué est un jeu de dupe. Lors du Typhon Haiyan il y a un an, 6300 personnes ont payé de leurs vies, tandis que 4 millions de leurs amis et familles ont perdu leurs maisons. 13 millions de personnes ont souffert de famine au Kenya suite à la sécheresse qui s’est terminée en 2011. Et les populations du Pacifique et des régions de basse altitude continuent de perdre leurs terres et habitats. Quelqu’un doit payer pour ces pertes et dommages – le résultat inévitable d’une ambition d’atténuation insuffisante et du manque de soutien apporté aux mesures d’adaptation par les pays riches. Pour le moment, ce sont les pauvres qui paient.
Bien entendu ce n’est pas tolérable, et les parties ont reconnu cela à Varsovie en incorporant le besoin de soutien au sein des fonctions du mécanisme de pertes et dommages de Varsovie.
Néanmoins, l’actuel Comité exécutif (ExCom) par intérim s’est montré incapable de gérer ce besoin évident de manière appropriée. Par conséquent, la finance, la technologie et les renforcements de capacités manquent clairement dans le plan d’action prévisionnel – un problème que les Parties se doivent d’adresser.
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Changeons le système, pas le climat !

Les organisations péruviennes de la société civile et les mouvements populaires se sont saisis de la tenue de la COP20 pour unir leurs efforts en vue d’inscrire les problématiques environnementales dans l’agenda gouvernemental, notamment dans les politiques de développement nationales.

Les impacts des changements climatiques ont déjà touché le Pérou. Dans les zones rurales, les habitants du Pérou sont déjà témoins des impacts négatifs tels que la raréfaction de l’eau, s’ajoutant ainsi aux défis environnementaux et sociaux déjà existants. Pourtant, le Pérou dans le même temps, le Pérou est applaudi. Par exemple, avec l’approbation d’un projet nommé « Ley Paquetazo ». Les processus d’industries extractives ont déjà mené à des cas tels que celui de Maxima Chaupe, paysanne au Pérou. Elle a été poursuivi par Yanacocha, une des plus importantes sociétés minières d’or, parce qu’elle vivait sur la terre où Yanacocha prévoyait de mener son projet d’extraction « Conga ». Maxima et sa famille ont non seulement reçu l’ordre de quitter leur terre mais aussi de payer des indemnités de compensation de l’ordre de 2000$. D’autres injustices ont mené à des drames : Edwin Chota, Jorge Ríos, Leoncio Quinticima et Francisco Pinedo, des indigènes awajun, ont été tués par des bucherons travaillant dans l’illégalité, alors qu’ils essayaient de protéger leur communauté et leur forêt qui se trouvait à proximité d’une zone de conservation en Amazonie, au Pérou.
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Workstream 2 – Il est temps de s’y mettre

Si vous avez lu ECO hier (ou le dernier rapport du GIEC), vous savez pourquoi nous avons besoin d’objectif avant 2020. Nous devons arrêter de parler « ambitions » si nous voulons éviter les conséquences les plus dramatiques des changements climatiques. Pour rester en dessous des 1,5°C, nous devons supprimer progressivement toutes les énergies fossiles et nous diriger vers 100% d’énergies renouvelables ainsi qu’un accès énergétique pour tous en 2050 au plus tard. Pour réussir cette transition, nous devons arrêter de nous enfermer dans des infrastructures dépassées, produisant d’énormes quantités carbone.
C’est la raison pour laquelle ECO s’est réjouit des premières propositions de mesures pour le WS2. On y trouve la poursuite de celui-ci jusqu’en 2020 ainsi qu’une mise en valeur des conseils d’experts. Ces derniers ont mis l’accent sur les nombreuses opportunités à disposition pour des mesures supplémentaires et leurs avantages multiples, notamment sur l’utilisation d’énergie renouvelable et de mesures énergétiques efficaces. Mais comment passe t-on de la théorie à la mise en place effective d’actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
ECO a quelques propositions :
1. Mettre en place une procédure s’appuyant sur les conseils d’experts, qui permettrait aux partis d’annoncer quelles solutions, parmi celles identifiées, ils souhaitent adopter, seul ou en partenariat.
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Eco 2, COP20 Lima December 2014 – IPCC Issue

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Content:

  1. ECO special edition on the Long-Term Goal
  2. IPCC makes a strong case for a 1.5°C goal
  3. IPCC science points to zero carbon by 2050
  4. Who will let down the Green Climate Fund?
  5. Wondering How? Efficiency and Renewables are the Winning Combo!
  6. Carbon emission cuts are not a lose-lose but a win-win proposition for development
  7. Questions on IPCC issues
  8. SIDE EVENT INVITATION Tuesday, 2 December 2014 – 13:15-14:45. Room: Paracas
  9. Missing Money for Green Climate Fund earns first Fossil
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ECO special edition on the Long-Term Goal

Now that the new IPCC compendium has been worked on by the world’s leading climate scientists and published for all to see: What conclusions should countries draw from it? How about the need to phase out fossil fuels ASAP, starting today?

In the next two days, a Structured Expert Dialogue will assess the adequacy of the long-term global goal (i.e. keeping global warming below 2°C), possible strengthening of the goal to 1.5°C (yes please!), and the overall progress made towards achieving the goal.

On Tuesday, IPCC experts will bring in the fresh science from the Fifth Assessment Report (AR5), while on Wednesday UNEP, IEA, FAO and others will present their analysis on the matter.

A realistic understanding of where we’re heading and where we should be going to avoid catastrophic impacts is fundamental for negotiating a successful deal in Paris. Therefore ECO is pleased to present this special issue on the future of our climate as assessed by the world’s review panel, the IPCC.

IPCC makes a strong case for a 1.5°C goal

There are many who consider a 2°C limit for global temperature rise to be an unacceptable climate risk. For them it’s « 1.5°C to stay alive, » and the new IPCC report shows that they have a serious point.

The IPCC’s newly updated « Reasons for Concern » indicators (sometimes called « the burning embers, » refers to a chart showing increasing risk for the key indicators in yellow, orange and red colors) show that 2 or even 3 out of 5 key risks would could be at dangerous levels with 2°C warming.

The risks play out most at a regional scale, so let’s have a look at what could happen with just 2°C warming globally (recognising that warming also varies by region):

For Africa, of 9 key regional risks, 8 pose medium or higher risk with 2°C warming, even with high levels of adaptation. We’re talking fundamentals like water stress, reduced food production and the spread of diseases.

For Small Island States, highly vulnerable to sea-level rise and high-water events, and dependent on ocean ecosystems, 2°C would be a disaster.

For Asia, risks of catastrophic flooding and lethal heatwaves would be in the medium or high range even with high levels of adaptation.
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IPCC science points to zero carbon by 2050

Ok, so we have a long-term goal of keeping global warming below 2°C/1.5°C, but what does this mean in reality? Enter the IPCC AR5 cumulative emissions budgets! This is the maximum amount of tons of CO2 the atmosphere can take before crossing these limits.

According to the AR5, after 2010 we can only emit an additional 1,000 billion tons (Gt) of CO2 into our atmosphere if we want a higher than 66% likelihood of limiting global warming to below 2°C. To keep warming below 1.5°C the remaining carbon budget is consequently smaller.

Since 2010 we have already spent about a tenth of this budget. Oops! Freezing our annual global emissions to current levels would use up the remaining budget completely in just 25 years, and almost one third of it would be gone by 2020. With current growing emissions we’ll have used up our budget even sooner.

What does it mean? It means that peaking and starting the decline in emissions soon is fundamental for achieving the long-term goal.

It also means we’re no longer in the business of managing emissions. We have to phase them out to zero, and it needs to happen fast. If you thought we had time until the end of the century, you’ve misunderstood the IPCC’s conclusions.
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Who will let down the Green Climate Fund?

Australia, Austria, Belgium, Ireland, Iceland, Greece, Portugal and the European Union are the An-nex 2 Parties yet to make their pledges to the Green Climate Fund. ECO notes the same is true for Poland, Hungary and a few others. Five years ago, developed countries had not only promised to set up the fund but, also fill it. ECO, optimistic as ever, is convinced that all of them know rather well how much in these negotiations depends on the GCF getting off to a good start. They will not let us down.

ECO stands ready to welcome any further and ambitious pledges, so that at least the lower threshold of the unofficial US$10-15 billion target range can be crossed here in Lima. If this comes with an explicit understanding that the GCF will grow bigger over time, we have taken the first step. Parties could then focus on the second, third and fourth steps, including ministers agreeing to craft a 2020 roadmap that spells out how developed countries are going to fulfill their $100bn promise, and to anchor climate finance in the new agreement, with collective targets and individual commitments as part of wealthy countries’ fair share in the global effort.