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Etre ou ne pas être…digne de la COP19

ECO n’a rien contre la Pologne en tant que destination touristique. C’est un pays charmant, avec un hiver froid mais des gens chaleureux et sympathiques. Mais ce n’est vraiment pas le lieu pour accueillir la COP19. Organiser une COP nécessite de travailler activement à l’atteinte d’un accord sérieux basé sur l’intégrité environnementale et la flexibilité. Les pays organisateurs doivent être assez flexibles pour laisser de côté leurs intérêts nationaux et prendre en compte ceux de l’ensemble des pays, et trouver des compromis acceptables et constructifs. La Pologne n’a pas témoigné récemment de cette habilité à être flexible pour le bien commun et l’intégrité environnementale. Pologne, l’acceptation de la suppression de l’ensemble de l’air chaud après la seconde période d’engagement serait la meilleure manière de montrer au monde entier que vous comprenez la véritable signification et les objectifs de ce processus.

Dans le cas contraire, nous viendrons et nous visiterons quand même, mais nous le ferons pendant les vacances et nous chercherons une autre Présidence qui contribuera vraiment à l’objectif ultime de la COP, qui – pour rappel – est de limiter le réchauffement global en deçà de 2°C.

Fossile du Jour

La première place du Fossile revient aux Etats-Unis. Les populations les plus pauvres et les plus vulnérables, et les écosystèmes fragiles sont déjà frappés par les impacts dévastateurs du changement climatique. Ce sont eux les première victime alors qu’ils en sont moins responsables. A cause de l’inaction actuelle et passée des pays développés, nous vivons la plus violente injustice de notre temps. Une faible ambition de réduction et un faible soutien pour l’adaptation implique de lourdes pertes et dommages dans les pays en développement.
Etablir un Mécanisme International des Pertes et Dommages ici à Doha est vital pour s’assurer qu’une réponse est apportée aux impacts du changement climatique. Cependant, les Etats-Unis, soutenus par l’Australie et le Canada, sabordent la question en poussant pour que la question des pertes et dommages soit traitée sous le programme de travail de Nairobi et par le comité d’adaptation.
Ici à Doha, toutes les Parties – y compris les Etats-Unis – doivent apporter leur soutien à la proposition du G77, de la Chine, des OASIS, du groupe Afrique et des PMA pour établir un Mécanisme international des Pertes et Dommages et continuer le travail.

La seconde place du Fossile va au Japon pour son inaction. Le Japon a renoncé à son engagement de réduction de 25% d’ici 2020 (par rapport à 1990) lors des discours des Ministres.
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Guide des bonnes manières pour ministres à Doha

La plupart des pays développés est venue à Doha avec l’envie d’avancer sur la nouvelle voie de négociation, bien que certaines questions clés dernièrement abordées au sein des négociations soient laissées irrésolues. Il est vital que ces négociations ne laissent pas ces enjeux en suspens.
Comme toutes les bonnes mères, ECO voudrait rappeler aux ministres des pays développés qu’ils ne peuvent pas avoir de dessert avant d’avoir fini leur plat principal, avec tous ses légumes. Ils ne doivent pas manger trop vite car ils ne vont pas résoudre la crise climatique tant que tout le monde n’a pas fini son dîner.
Les pays développés ont des responsabilités dans le cadre du Protocole de Kyoto comme dans la LCA, qui doivent être prises à Doha. En premier lieu il s’agit de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto – et une qui ne gâche pas le papier sur lequel elle sera écrite – de l’augmentation de leur ambition, et de la façon dont ils vont atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars par an de financements climat. Si ces éléments ne sont pas résolus de façon satisfaisante, la nouvelle voie de négociation sur la plateforme de Durban n’aura pas les fondations solides qui lui seront nécessaires pour voir l’action climat se renforcer dans les années à venir.
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Philippines, nous sommes avec vous !

Alors que nous entrons dans la deuxième semaine des négociations, la réalité des changements climatiques touche de plein fouet les Philippines. En plénière de la LCA lundi, un délégué des Philippines a rappelé qu’ « au lieu de nous préparer à fêter Noël, nous allons peut être avoir à compter nos morts »
en parlant de l’arrivée du super typhon Bopha sur leur territoire. Lundi la tempête a poussé 40 000 personnes à fuir leurs habitations and beaucoup craignent encore que les impacts de ce 16ème événement météorologique extrême ne viennent encore toucher les Philippines cette année.
Pendant ce temps l’ambition est toujours absente de la table des négociations à Doha. La conclusion des débats sur pertes et dommages ne contient pas d’accord sur le mécanisme qui est pourtant nécessaire pour répondre à de plus grands défis. Les mesures qui empêcheraient les industries polluantes de dilapider notre budget carbone sont plus un rêve de la société civile et des nations impactées qu’une réalité à ce stade.
Le temps des débats est révolu. Pourtant les négociations continuent à patiner et les responsables de la crise climatique sont aussi ceux qui s’opposent à des mesures véritablement justes. Bloquer l’ambition et l’équité sur la scène internationale est un acte criminel.
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Où vas-tu Japon ?

ECO est soucieux d’entendre que le Japon pourrait ne pas tenir son objectif de réduction de 25% d’ici 2020 par rapport à 1990, et considèrerait plutôt une baisse de 5 à 9% (réduction domestique).
Bien sûr, le Japon a déjà cassé l’ambiance des négociations en rejetant la seconde période du Protocole de Kyoto. Si maintenant le Japon réduit volontairement ses engagements sous l’accord de Cancun, cela réduit là la fois son ambition et sa crédibilité. ECO redoute que la voix du Japon ne soit simplement plus écoutée.
D’une certaine façon, le pays a déjà perdu sa crédibilité ces deux dernières années. Il est maintenant temps pour le ministre japonais d’avancer et d’annoncer que le Japon vise à faire tout son possible pour maintenir l’objectif de 25% intact. Il doit également engager des financements appropriés pour la période de 2013 à 2015. C’est la seule façon de reprendre son rôle positif et constructif dans l’effort mondial de lutte contre le changement climatique.

Revue scientifique

Le début de la première revue (2013-2015) approche. Cette revue doit s’appuyer sur l’ensemble des travaux scientifiques afin d’adapter les ambitions politiques en fonction des dernières informations de la science climatique. Pourtant, personne ne sait pour le moment qui va conduire cette revue.
Il y a bien des groupes informels qui ont commencé à en discuter, mais pour le moment aucune décision n’a été prise sur la Gouvernance. La solution la plus vraisemblable serait la constitution d’un groupe d’experts, constitué à l’issue de la conférence de Doha et soutenu par le Secrétariat. Ce groupe rassemblerait toutes les nouvelles informations provenant de la science climatique et notamment le 5eme rapport du GIEC, les rapports UNEP sur le fossé carbone, les rapports et états des lieux périodiques de l’ICA et de l’IAR.
Bien entendu, les Parties devraient pouvoir apporter des informations et participer aux échanges.
ECO est cependant perplexe. Pourquoi exclure (comme on l’a laissé entendre) la Société Civile de ce processus? L’expertise de la Société Civile, son expérience et ses informations pourraient pourtant apporter une plus-value significative à cette importante et nouvelle initiative.

Rayon du jour

Un «Rayon du jour» est attribué au Royaume-Uni pour avoir été le premier à mettre de l’argent sur la table après les financements précoces. Le Royaume-Uni a annoncé aujourd’hui que son financement climatique s’élèvera à 1,8 milliards de livres sterling au cours des deux prochaines années, soit 40% de plus que le niveau de ses financements précoces, 50% de cette somme étant consacrée à l’adaptation.
Cette annonce donne un ton constructif aux négociations sur le financement, ici à Doha. Nous exhortons les autres pays développés à commencer à mettre de l’argent sur la table et à s’engager à dépasser leurs contributions faites au titre des financements précoces.
Cet engagement est assurément remarquable et bienvenu, mais dans d’autres circonstances, il aurait pu ne pas avoir satisfait aux exigences élevées du
« Rayon du jour ». Ce qui le rend digne d’une reconnaissance si convoitée, c’est que le gouvernement britannique a été le premier à s’engager.
Plutôt que de conditionner son engagement à des concessions précises de la part des autres Parties, le Royaume-Uni a créé une dynamique positive en s’engageant au début de la session ministérielle, sans qu’aucune condition apparente n’y soit attachée. Nous attendons avec impatience que d’autres donateurs fassent également un pas avant au cours des trois prochains jours, et pensons que cette approche coopérative est l’une de celles que toutes les Parties devraient imiter.

Fossile du Jour

La première place revient aux États-Unis pour l’affaiblissement du MRV pour les pays développés.
La comparabilité entre les parties qui sont à l’intérieur de la 2ème période d’engagement du Protocole de Kyoto et celles qui n’y sont pas est essentielle pour étayer un régime fondé sur la confiance et la transparence. Les États-Unis ont régulièrement freiné tout progrès sur le MRV lors des pourparlers. C’est d’autant plus étrange qu’à Copenhague, les USA ont fortement incité la Chine à être plus robuste dans sa comptabilité et ses déclarations d’émissions. Mais aujourd’hui, les choses ont changé. Si les Etats-Unis veulent être sérieux pour atteindre un accord en 2015, ils doivent compter leur carbone. Leur blocage est incompréhensible. Les États-Unis ont des procédures de transparence et de comptabilité qui sont parmi les meilleures du monde, mais ils sont allergiques à les reproduire au niveau international.
La clé pour assurer un traité mondial contraignant, c’est la confiance, les Etats-Unis savent plus que quiconque que la transparence et la responsabilité rassurent tous les pays sur le fait que chacun respectera ses engagements.
Ce que font les Etats-Unis et leurs serviteurs, comme le Japon et le Canada, corrompt leur comptabilité carbone.

Coraux du Qatar

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Les spectaculaires récifs de corail de la côte du Qatar sont victimes de graves la dégradations liées, entre autre, à la pollution et à la pêche illégale. Maintenant, le changement climatique menace d’augmenter la température de l’eau au-dessus des niveaux que les récifs coralliens peuvent tolérer et de mettre en danger les différentes pêches du Golfe.
Extrait de la carte par le SAP et le WWF